Plusieurs camions restent actuellement bloqués sur le tronçon routier Njiapanda–Manguredjipa, en province du Nord-Kivu, à la suite du délabrement très avancé de cette route devenue presque impraticable.
Face à cette situation, la société civile forces vives exprime sa vive indignation et s’interroge sur la gestion des fonds collectés auprès des usagers de cette route à travers les différentes taxes de péage.
Selon les usagers, une distance d’environ 20 kilomètres, autrefois parcourue en 25 à 30 minutes à moto, nécessite aujourd’hui près d’une heure de trajet, voire davantage, en raison du mauvais état de la chaussée.
« Malgré l’insécurité qui a longtemps affecté cette zone, les barrières de perception sont toujours restées opérationnelles. Mais sur le terrain, la route continue de se dégrader davantage »,
dénonce Samuel Kagheni, président de la société civile locale.
La structure citoyenne accuse les responsables chargés de l’entretien de la route de négligence et soupçonne un possible détournement des fonds destinés aux travaux de maintenance.
Elle appelle ainsi les autorités provinciales à diligenter des enquêtes urgentes sur la gestion des recettes perçues sur cet axe routier stratégique.
La société civile donne également un ultimatum de 72 heures à l’entreprise attributaire pour lancer les travaux d’entretien. À défaut d’une intervention visible sur le terrain, elle menace de lancer une campagne de boycott du paiement des taxes de péage afin de faire pression sur les autorités concernées.
Pour les habitants et les transporteurs, la réhabilitation de cette route est devenue une urgence, tant pour la circulation des personnes que pour l’approvisionnement des localités enclavées de la région.
LEBON GASTON VUTOLI