Seth Tsongo, jeune activiste écologiste congolais, élève la voix contre ce qu’il considère comme une menace directe à la paix mondiale, le déni climatique et le recul du multilatéralisme.
Pour lui, la crise climatique n’est ni idéologique ni émotionnelle, mais une question de droit international et de sécurité collective.
S’appuyant sur les positions des Nations unies, qui qualifient le changement climatique de « multiplicateur de menaces », il dénonce le retrait des États-Unis de l’Accord de Paris sous la présidence de Donald Trump.
Une décision qu’il juge lourde de conséquences, car elle affaiblit la coopération internationale et légitime l’inaction face à un danger global.
L’activiste critique également la promotion des énergies fossiles et l’usage géopolitique des ressources naturelles. Il cite le Venezuela, où le pétrole serait devenu, selon lui, un outil de domination au détriment des populations.
En République démocratique du Congo, il déplore des accords de paix qui ignorent la protection des forêts, les droits des communautés locales et la justice climatique, tout en sécurisant l’extraction minière.
Pour Seth Tsongo, une paix sans justice climatique est une illusion. Il appelle la communauté internationale à rompre avec la neutralité et à assumer ses responsabilités.
« Il n’y aura pas de paix durable sur une planète dévastée », affirme-t-il, rappelant que la justice climatique est désormais une condition essentielle de la stabilité mondiale.
Mufazili Mutukufu