Alors que les massacres attribués aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) se multiplient dans le Grand Nord-Kivu et en Ituri, les réactions se poursuivent au sein de la société civile.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi, MBAMBU LUVUNO Dévote, femme de paix et de développement, exprime sa profonde indignation face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo.
« C’est avec un cœur qui saigne que nous suivons, encore et encore, les massacres dans le Grand Nord-Kivu et en Ituri », déclare-t-elle, tout en adressant sa compassion aux familles endeuillées et aux populations victimes des violences armées.
Pour cette actrice sociale, la lutte contre le terrorisme ADF doit désormais produire des résultats « rapides, visibles et durables ». Elle estime que les populations ne peuvent plus continuer à vivre dans la peur pendant que les attaques se répètent dans plusieurs localités.
Dans son message, DÉVOTE MBAMBU LUVUNO interpelle les institutions congolaises et les services de sécurité afin qu’ils renforcent de manière concrète la protection des civils.
Elle appelle notamment les autorités à :
- communiquer clairement sur les mesures sécuritaires engagées ;
- renforcer la sécurité de proximité dans les zones à risque ;
- exiger des résultats mesurables des forces de défense et de sécurité ;
- démanteler les réseaux de soutien et de complicité liés aux groupes armés.
Selon elle, « chaque retard coûte des vies » et la situation actuelle dépasse les limites du supportable.
Tout en reconnaissant la douleur et la fatigue des communautés touchées, MBAMBU LUVUNO invite également la population à une mobilisation citoyenne responsable pour prévenir toute infiltration des groupes armés.
Elle encourage les habitants à collaborer avec les services de sécurité à travers l’alerte précoce, la dénonciation des mouvements suspects et le soutien aux mécanismes locaux de protection.
« Nous devons nous défendre, mais de façon organisée, responsable et avec l’État au centre du dispositif », insiste-t-elle.
La femme de paix conclut son message par un appel à l’unité et à l’espoir, estimant qu’une meilleure coordination entre la population, les autorités et les forces de sécurité reste indispensable pour venir à bout de l’insécurité dans cette partie du pays.
LEBON GASTON VUTOLI