La peur s’installe de plus en plus dans le territoire de Mambasa après les récentes attaques attribuées aux rebelles des Forces Démocratiques Alliées ( ADF-MTM ). Par ailleurs, le massacre de 43 civils dans le village de BAFWAKOA continue d’inquiéter les esprits de la paisible population locale.
Par ailleurs, dans la Réserve de Faune à Okapis ( RFO ), la situation est particulièrement alarmante dans cette zone. En outre, à Mamopi, Ebiane et dans les villages Salate 1, Salate 2 et Salate 3, les habitants vivent sous une peur permenente.
Chaque nuit, des familles entières abandonnent leurs maisons pour se réfugier dans la forêt, espérant à échapper momentanément à d’éventuelles incursions armées des combattants terroristes des ADF.
« Nous passons la nuit dans la forêt. Nous avons peur de rester dans nos maisons », confie un habitant rencontré sur place. Face à cette insécurité grandissante, la population ne réclame pas d’aide financière mais elle appelle les autorités de la Réserve de Faune à Okapis ( RFO ) pour un renforcement immédiat des patrouilles des Éco-gardes ( Rangers de la RFO ).
Les habitants proposent des patrouilles nocturnes régulières entre 19 heures et 1 heure du matin, un moment jugé critique,
selon eux, la présence des éco-gardes pourraient suffire à dissuader les attaques et à ramener un minimum de sérénité dans la région. Sur le terrain, les témoignages traduisent une angoisse profonde.
Toutefois, le chef du village Mamopi monsieur HUMUDI ASUMANI interrogé par la RFE1NEWS.ORG ( THE NEWS THERMOMETER ) note que la population est dans une psychose généralisée.
Malgré les alertes répétées, les habitants attendent avec impatience des nouvelles mesures concrètes pour rassurer leur sécurité.
LEBON GASTON VUTOLI, depuis Epulu