C’est ce mercredi 27 mai 2026 que les musulmans se sont réunis dans la cour de l’Institut AL-MADJIDI de Mambasa pour célébrer la fête du mouton, appelée Aïd al-Adha ( Idil Ad’ha ). Dans un climat apaisé, malgré la menace de la maladie à virus Ebola, les fidèles ont pris part à cette grande célébration religieuse tout en respectant les dispositions sanitaires visant à limiter la propagation de cette épidémie meurtrière.
<< Selon la note de l’administration territoriale, les Fidèles doivent porter les Masques, ne pas Ses serrer les Mains et éviter les embrassades >>.
Cette fête rappelle l’histoire du prophète Ibrahim ( Abraham ), envoyé d’Allah, qui manifesta une foi et une soumission totale envers son Seigneur jusqu’à accepter de sacrifier son fils pour la cause d’Allah.
Alors qu’Ibrahim et son épouse Sarah étaient très avancés en âge, Allah leur accorda un premier fils, Ismaïl, par Agar, la servante.
Le mois de Dhul-Hijja rassemble plusieurs événements importants dans la tradition musulmane, notamment :
<< l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam : le pèlerinage à La Mecque ( Hajj ) ; le jeûne d’Arafat pour ceux qui ne peuvent effectuer le pèlerinage ;
le sacrifice d’un animal, en mémoire de l’acte de foi du prophète Ibrahim, dont le fils fut remplacé par un mouton >>.
Cet acte de dévotion demeure, pour tout musulman croyant, une preuve de foi et d’obéissance à Allah, en suivant l’exemple du prophète Ibrahim, père du monothéisme. Le sermon de ce mercredi 27 mai 2026 a largement porté sur l’histoire d’Abraham, depuis son enfance jusqu’à sa vieillesse. Le prédicateur a rappelé son combat contre le polythéisme qui dominait son époque.
Par ailleurs, il a également insisté sur l’importance de se protéger et de protéger les autres contre tout danger sanitaire.
Dans le contexte actuel, notre province est frappée par l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Chacun est appelé à respecter strictement les mesures barrières édictées par les autorités nationales, provinciales et relayées par les autorités locales.
Enfin, le sermon s’est clôturé par un message adressé à ceux qui disposent des moyens de sacrifier des bêtes. La viande doit être partagée en trois parties :
Une partie pour la famille ;
Une partie pour les voisins ;
Une partie pour les nécessiteux et indigents. Selon le prédicateur, le fidèle qui ne respecte pas ce partage ne profite pas pleinement du sens spirituel de ce rite.
« Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo, que Dieu bénisse la communauté musulmane de la RD Congo et que Dieu nous protège contre tous les maux », tels furent les derniers mots du sermon.
Les deux rakaats ont été dirigées par l’Amir régional de Mambasa, Ustadh SAIDI SHAFIKO, tandis que le sermon a été prononcé par Son Éminence Cheikh IBRAHIM ALY, Amir chef de l’entité islamique de Mambasa.
John Etumba, Wildlife-journalist and Freelance video-reporter at RFE1-NEWS