À la veille de la COP30, plus de 180 organisations congolaises, africaines et internationales réunies au sein de la coalition << Notre Terre Sans Pétrole (NTSP) >> ont lancé un appel fort << stopper l’expansion pétrolière en République Démocratique du Congo – RDC et engager une transition juste vers les énergies propres >>.
Leur déclaration nationale, intitulée « Pour une RDC sans pétrole : la justice climatique commence ici », dénonce ce qu’elles qualifient de contradiction flagrante entre le discours climatique du gouvernement et sa politique extractive.
En mai 2025, Kinshasa a relancé un appel d’offres pour 52 blocs pétroliers et 3 gaziers sur le lac Kivu, couvrant plus de la moitié du territoire national et menaçant les forêts et tourbières du bassin du Congo, véritables poumons du climat mondial.
La coalition cite l’exemple de Muanda, ville côtière ravagée par des décennies d’exploitation pétrolière : pauvreté, pollution et conflits y font désormais partie du quotidien.
<< Reproduire ce modèle, c’est condamner des millions de Congolais >>, alerte NTSP, rappelant que 39 millions de personnes pourraient être directement affectées par les nouveaux projets.
Les signataires appellent à annuler les appels d’offres, instaurer un moratoire national, protéger les tourbières et investir dans les énergies renouvelables et les forêts communautaires.
Le message est sans équivoque :
<< Le gouvernement congolais ne peut plus prétendre défendre la justice climatique tout en étendant l’exploitation pétrolière >>.
La bataille pour une RDC sans pétrole est désormais portée jusqu’à Belém, où se tiendra la COP30.
Mufazili Mutukufu, journaliste Stagiaire à RFE1-NEWS