Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue d’alimenter les réactions en République démocratique du Congo. À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, le président Félix Tshisekedi a annoncé le renvoi de la loi référendaire devant la Cour constitutionnelle avant sa promulgation, estimant qu’aucune question d’intérêt national ne devait être exclue du débat.
Réagissant à cette annonce, le chef de travaux Reagan Muhesi, enseignant en sciences politiques à l’Université Catholique du Graben ( UCG ), juge la démarche conforme aux dispositions légales. Interrogé par RFE1NEWS.ORG ( THE NEWS THERMOMETER IN THE WORLD ) ce mercredi 1ᵉʳ juillet 2026, il estime toutefois que le moment choisi par le chef de l’État pour ouvrir ce débat est susceptible de susciter des interrogations au sein de l’opinion.
Selon cet expert, le fait que Félix Tshisekedi entame la dernière phase de son second mandat peut amener certains acteurs politiques à prêter diverses intentions à cette initiative. Une situation qui, d’après lui, explique les réserves exprimées par une partie de la classe politique.
Malgré ces inquiétudes, Reagan Muhesi rappelle que la procédure suit son cours normal devant la Cour constitutionnelle avant une éventuelle promulgation de la loi. Il insiste sur la nécessité d’un débat national inclusif, qui devrait, selon lui, précéder toute consultation référendaire.
S’agissant de l’opposition, l’universitaire estime que ses revendications pourraient être apaisées si elle était associée à l’équipe chargée de rédiger la nouvelle Constitution. Une participation qui permettrait, selon lui, de garantir la protection des articles verrouillés de la Constitution et de renforcer la crédibilité du processus.
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MUFAZILI MUTUKUFU